La
première mention écrite de Ste Foy se
trouve sur une charte de 1170. La présence dans
le clocher de panneaux sculptés du Zodiaque,
aux images archaïques de la première sculpture
romane, confirme son appartenance au 12ème siècle.
Ces panneaux sont aujourd'hui déposés
au Musée Historique de Lyon.
Pourquoi cette dédicace à Ste Foy ?
Elle s'explique par la très grande popularité,
au Moyen-Age, de cette toute jeune vierge et martyre.
Ste Foy avait été martyrisée à
Agen vers 290. Ses reliques très vénérées
avaient été dérobées en
866, lors d'une "translation furtive", dirait-on
pudiquement, due aux moines de l'Abbaye de Conques.
Afin de matérialiser leur dédicace à
la Sainte, les habitants de Sainte Foy demandèrent
des reliques au chapitre de Conques, qui les octroya
en 1646, puis en 1881 et 1883. En 1891, ces reliques
furent déposées dans un beau buste-reliquaire
dû à l'orfèvre lyonnais Th. J. ARMAND-CALLIAT.
L'église primitive, deux fois plus petite que
l'édifice actuel, était bien orientée
est-ouest, placée au centre d'un "castrum"
ou château, possession des Chanoines du Chapitre
de St Jean, comtes de Lyon. Ce "castrum" était
protégé par une enceinte ou "vingtain",
ainsi dénommé car son entretien était
à la charge des habitants, qui y sacrifiaient
la 21ème partie de leur récolte.
Entre 1840 et 1842, on démolit l'église
devenue trop petite et on la reconstruisit, sur les
plans de l'architecte lyonnais Christophe CREPET. La
nouvelle construction, qui se fit non sans déboires,
dut s'adapter au terrain, s'orienter nord-sud, son chevet
restant bordé par un vestige de l'ancien mur
du vingtain. Le clocher-porche primitif devint une sorte
de campanile situé à l'ouest de la façade
de la nouvelle église. En ses 2ème et
3ème niveaux, il conserve des éléments
romans du 12ème siècle. Mais, rehaussé
et remodelé en 1890, il a, en partie, perdu son
premier aspect typique des clochers romans de la vallée
du Rhône. Il contient 5 cloches.
Le plan de l'église est basilical avec trois
nefs de cinq travées, nefs voûtées
en berceau au centre, en arête sur les bas-côtés.
Le transept est "non débordant", il
est suivi d'une travée de chœur et d'une
large abside centrale, flanquée de deux absidiales,
toutes trois en cul de four. Les nefs reposent sur des
colonnes toscanes maçonnées, peintes en
faux-marbre. Une coupole sur pendentifs surmonte la
croisée du transept, elle repose sur quatre piliers
cruciformes.
Les vitraux des bas-côtés sont à
motifs floraux. Les trois grands vitraux de l'abside,
placés en 1948, sont dus à Jean COQUET,
maître-verrier fidésien. Ils représentent,
de part et d'autre d'une Crucifixion centrale, Ste Marguerite
de Hongrie à gauche, Ste Foy à droite.
Le vitrail de la chapelle de la Vierge, dû à
BRUN-BASTENAIRE, date de 1844. Il représente
la généalogie du Christ. Il est inscrit
à l'Inventaire supplémentaire des monuments
historiques.
Les peintures des écoinçons de la coupole
et de l'arc triomphal sont de E. BON et datent de 1893,
celles de la chapelle de la Vierge, représentant
des scènes de la Passion et les litanies de la
Vierge, sont de 1850.
Le mobilier d'église a été très
épuré dans les années 1955-1960.
Il comporte une table d'autel en marbre noir, supportée
par des piétements de marbre beige reposant sur
un plateau en pierre de Comblanchien surélevé
de deux degrés et cerné par une barrière
en bois.
Du mobilier primitif subsistent le banc d'œuvre,
un siège cathèdre néo-gothique,
les fonts baptismaux de 1925, surmontés d'une
peinture sur toile du peintre lyonnais Etienne COUVERT,
ainsi que l'orgue de MERKLIN et KUHN, de 1922, qui fut
relevé et adapté en 1975.
Des éléments intéressants sont à
remarquer :
- un tableau d'église "le Sacrifice de MANOAH",
début 18ème siècle, attribué au
peintre Daniel SARRABAT.
- la statue de Ste Foy, en pierre blanche, de 1944, due au
sculpteur lyonnais BELLONI.
- Quelques objets disposés dans la vitrine du Trésor,
dont une précieuse Vierge à l'Enfant, tableau
de la fin du 16ème , ainsi que le buste-reliquaire
de Ste Foy de 1891.
Depuis la fin des années 1990, les prêtres sont
nommés pour les 3 paroisses: Sainte Foy, Saint Luc,
Sainte Thérèse; ces paroisses correspondent
à l'ensemble de la commune de Sainte Foy-lès-lyon,
avec cependant des exceptions notables.
Vers 2005, ces 3 paroisses sont dénommées "
l' Ensemble Paroissial de Sainte Foy-lès-Lyon ";
dans l' Annuaire Diocésain, elles font partie du doyenné
de l'Ouest lyonnais.
Chaque paroisse a une réelle autonomie, mais elles
ont également bien des activités et des propositions
en commun.
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